A vos claviers: défi d’écriture en 5 minutes
Publié le 20 juillet 2010
Ca vous dit de vous dégourdir les doigts, de laisser parler votre inspiration, comme ça, sans complexe ? Je vous propose un petit exercice, honteusement piqué sur au blog de Feckless Goblin. Les règles sont sont simples :
- Regardez la photo ci-dessus (je sais, je suis monomaniaque en ce moment).
- Inspirez un grand coup.
- Écrivez directement dans les commentaires ci-dessous.
- Vous avez cinq minutes.
Ne réfléchissez pas, ne revenez pas en arrière, ne réécrivez rien. Comme je suis magnanime, je vous accorde une relecture à l’issue des cinq minutes pour corriger vos fautes de frappe, mais n’effacez pas ce que vous avez écrit.
Il ne s’agit n’est pas de pondre le texte parfait. On se fout de votre niveau – personne n’ira vous critiquer. C’est juste un exercice, une bouffée d’air frais dans votre journée. Le moyen de vous dérouiller les muscles de l’écriture, et qui sait, peut-être l’embryon d’une histoire future.
Allez, on clique et on fait chauffer le clavier. Vous avez bien cinq minutes ?
21 réactions sur A vos claviers: défi d’écriture en 5 minutes
moi, je lui avait bien dit de pas manger ces boulettes au piments! les boulettes loki qu’il disait! Après faudra pas que Rolf aille se plaindre d’avoir des metoroïdes! ça va lui porter thor à force. En plus, il aurait quand même pu enlever ses lunettes au moment où l’éclair captureur d’image est paru, ne serait ce que par respect envers l’olympus numérique. Qui donc va payer la note? Le teinturier, les pompiers nains qu’il va encore falloir payer en joyaux, le dédomagement des victimes innocentes, etc!
Pairedebaf leva sa hache à double tranchant d’un air triomphant. Autour de lui, l’air était saturé de fumée, de l’odeur du sang et de la chaire carbonisée de ses ennemis. Son triomphe était total, à l’exception du fait qu’il avait malencontreusement mis le feu à son drakkar favori, celui avec la jolie walkyrie peinte sur la voile. Mais pour l’instant, il n’en avait cure. Sa soif de vengeance était enfin étanchée : il avait trucidé l’infâme traitre qui lui avait volé sa plommée familiale. On pouvait dire qu’il lui en avait fait baver avant de l’achever et demain, il boirait dans son crâne avec ses guerriers. Qu’il soit bien dit partout qu’on ne défie pas impunément Pairedebaf ! Mais avant toute chose, il fallait se dépêcher de ramasser les morceaux des copains encore vivants, avant que ceux pouvant encore servir ne partent pas trop vite au banquet d’Odin… il ne faudrait pas gâcher.
- « Gloire à Loki ! »
Fatla brandissait sa hache pour que chacun de ses hommes puissent voir son succès. Elle passa sa langue sur ses dents pour déloger le sang de ses ennemis qui l’avait éclaboussée et cracha le glaire sanguinolent au visage d’Ilmur. Le vieil homme se tenait à ses pieds, raide mort, le crâne fendu par l’arme qu’elle tenait en main. Le chef du village n’était plus et désormais plus personne ne se mettrait sur son chemin. Sa progression et sa domination de la région n’était plus qu’une question de jours. Les soldats de Fatla avaient brulés les embarcations et les drakkars des villageois coupant toute hypothétique retraite et affirmant par la même leur avancée flamboyante à l’horizon et à la nuit noire.
Thorgrod le sanguinaire leva sa hache sur fond de flammes, dans une atmosphère saturée de l’odeur de la mort et de la destruction. « Les hommes », hurla-t-il, « leur ère se termine ce soir ! ». Il marqua une pause pour l’ambiance. Il avait beaucoup de choses sur le coeur à hurler pour exhorter ses hommes, mais il savait que c’était inutile. Les guerriers-zombies se tenaient debout, en rangs plus ou moins ordonnés, calmes et repus. Thorgrod regarda ses unités, puis les ruines de ce qui était une cité prospère. Il esquissa un soupir qui se transforma en un éclat de rire tonitruant. L’important, se dit-il c’est d’être du côté du vainqueur à la fin.
Kévin Durieux courrait encore, les flammes de l’Enfer rugissant derrière lui. Il serrait entre ses doigts son bien le plus précieux, essayant d’ignorer les hurlements de sa famille prise au piège dans les flammes.
Décidément, ces nouvelles haches USB pour Wii avait effectivement un léger défaut de surchauffe.
Feu, flammes, sang. Sa hache au bout du bras, l’un des guerriers hurlait son ardeur à la bataille. Le drakkar ennemi flambait dans son dos et le prochain subirait le même sort. Qu’importaient les blessures, la douleur et les brûlures. Son clan vaincrait, il le fallait. Feu, flammes, mort. Les lueurs dansaient et ses yeux rougeoyaient. Tout à la recherche de la prochaine victime, il brandissait son arme pour annoncer la mort qu’il allait semer autour de lui, encore et toujours, jusqu’à la victoire finale. Feu, flammes, pouvoir. Ce soir, il allait devenir le chef de son clan.
10:49
Freykia leur avait bien dit.
« Si vous continuez à vous comporter en pourceaux, Odin vous punira. »
Ils avaient ri, ri, et grogné. Leurs grognements habituels, d’hommes fiers d’être des hommes. Fiers à bras, vantards, tout juste bons à prendre la mer pour violer les paysannes franques. Comme si c’était difficile.
« Moi aussi je pourrais le faire, si je voulais. Mais ça sert à rien. On peut même pas les ramener pour les manger, les paysannes franques… », pensait Ferykia.
C’est pour ça qu’elle avait voulu leur montrer. Le bras de fer contre Sven, c’était une bonne idée, normalement. Lui arracher le nez avec les dents pour le déconcentrer, c’était probablement ça qui avait fait dégénéré les choses. Quelle femmelette, aussi. Il n’en faisait rien, de son nez.
Par contre, prendre la hache après la gifle de Thorstein, c’était un peu exagéré. Surtout quand le premier coup avait renversé le tonneau d’huile.
Enfin, elle leur avait bien montré. Ils ne diraient plus jamais qu’une femme ne pouvait que servir les hommes.
En même temps… ils ne risquaient plus de dire quoi que ce soit. Yeah !
10:53
Sept réponses en même pas une journée, je suis comblé. Merci à tous pour vos contribution et votre créativité. Je me suis bien marré à vous lire. Puisque ça vous plaît, je crois qu’on pourra faire un autre défi dans les semaines à venir.
Pour ceux qui lisent et qui n’ont pas encore participé, n’hésitez pas à poser quelques mots dans la boîte. On vous attend !
J’avais vraiment marre d’être le gentil héros d’une bande-dessinée grand public, marre de rendre service au gens et de faire rire les lecteurs de tous âges… Moi, ce dont je rêvais, c’était de champs de bataille chaotiques, de ruines fumantes et des lamentations des veuves éplorées. Ils ont tous crû que je n’oserai pas franchir le pas, que je ne quitterai pas le cadre étriqué de mes cases, que je ne traverserai jamais les frontières de mes planches. Ils ont eu tort… Ils vont découvrir avec horreur ma vraie nature. Les tambours de guerre tremblent déjà à l’évocation de mon nom : Astérix !
J’viens d’lire les autres « textes » et j’aime bien celui de toinito sur Astérix, j’adore le texte d’Alias aussi!
C’est intéressant de voir les textes de tout le monde j’trouve! Encore merci m’sieur Nieudan, et merci à tous les autres qui ont écrit ^^
Oui, celui de Toinito était juste brillant! Ça m’a rappelé certaines microfictions de INS/MV.
J’adore la dernière idée, je l’aurais bien vu à la première personne sans le côté « héros de bande-dessinée », juste un barbare qui se demande ce qu’on racontera sur son compte après sa mort
-Chéri
-non pas maintenant
-CHHHééri
-Non Femme , j’ai dit…
-Mais tu est sur de toi la?
-Oui, c’est un affaire d’homme, seul les valereux peuvent faire cela, et si c’est bien fait , Odin me reservera une place aux banquets du valhalla.
-Oui oui oui , mais pour la…
-Femme, j’ai dit que tout allais bien alors attends mes ordres.
-Oui Mamour
-ET NE M’APPEL PAS MAMOUR!
Cétainmataf en avait avait baver , certes mais son Barbecue avait enfin pris… enfin un peu trop. Mais au moins il allait cuire du cochon pour 6 mois.
Khoff était dans une fureur rare! Il sorti de sa demeure sous le regard apeuré de sa femme et de ses deux esclaves, de magnifiques ibères ramené de sa dernière expédition. Il se dirigea droit vers la forge du village. Ces yeux lançaient des éclairs, on aurait pu croire que Thor lui-même habité son corps. Malgré son age, le vieux guerrier traversa le village plus vite qu’il ne l’avait jamais fait.
« Thargol, c’est la dernière fois, tu m’entend, c’est la dernière fois!!! » Le viking passa sa rage sur les différents outils de l’atelier du forgeron. Il lança à terre tout ce qu’il pu trouver, jusqu’au brasero rempli de charbons fumants.
Il sorti de la forge rongée par les flamme et brandi bien haut l’objet de sa colère: « Sale forgeron incapable, c’est la dernière fois que j’achète une de tes haches pourries ! »
Bon ben ça dépote grave, merci tout le monde ! Par contre, pas moyen de faire dans la sérieux avec vous. La prochaine fois je choisirai une image qui prête moins à sourire. (Ou pas.)
T’inquiète: on te la démontera quand même.
Merci. Ca fait plaisir de voir qu’on est soutenu.
*ouvre Google images et tape « Tigres Volants »*
Albert se retourne en levant la hache qu’il venait de voler à Gonfard le maudit! Depuis qu’il était arrivé, Albert n’en revenait pas, il avait défait à lui seul plusieurs des grands chefs de guerre de la région et des îles environnantes. Il était lui même devenu un grand chef de guerre! Pourtant Albert était tout sauf un viking, c’était un pauvre employé de bureau d’une entreprise quelconque, perdu dans une ville lointaine d’un pays lointain et surtout d’une époque bien lointaine de celle des vikings. Albert s’était réveillé sans comprendre quoi que ce soit, en plein milieu d’un lit puant et chaud. A ses côtés des enfants et une femme. Grosse et ronflante. SAns doute avait elle des qualités, mais il ne désirait pas le savoir. Sans chercher plus à comprendre les choses, il s’était habillé de « trucs » variés autour de lui, des objets, des peaux de bêtes, du métal, tout ce qu’il pouvait trouver et sortit de la pièce aussi discrètement que son accoutrement le lui permettait. Aussitôt arrivé dehors, il dû se précipiter à nouveau à l’intérieur. Ses lunettes! Il n’avait pas ses lunettes! Cherchant dans le lit, entre la femme et les enfants, il les trouva, sans doute par un miracle de Odin, Mahomet, Jésus ou Dieu, et parvint à ne pas réveiller qui que ce soit.
Dehors il se cogna contre Partakar, le chef du village, ce dernier tomba et mourut sous le coup de hache accidentel d’Albert. Personne ne vit quoi que ce soit, sinon qu’Albert était debout devant le cadavre de leur chef, la hache plantée dans le torse.
J’suis assez content, mais j’avais jamais écrit en direct (malgré ton autre article où tu nous invitais à le faire) et même si c’est difficile de ne pas taper sur les touches suppr et del, j’ai trouvé ça sympa
A refaire m’sieur
Clairement! J’y pense en ce moment. Avec un peu de chances tu pourras nous conter la suite des aventures d’Albert =)
Yog

Surtout que ma chérie trouve qu’il manque pas mal de « connections » dans le texte. Elle l’a lu de travers pensant qu’Al’ était dans notre époque et se prenait pour un viking… Bref, j’sais pas si y aura une suite, mais c’était bien marrant à faire
Hésite pas à r’fiche une image de temps en temps :p