Corrections : l’erreur à ne pas commettre

Publié le 26 février 2010

C’est un peu le désert bloguesquement parlant, ces derniers temps, et je m’en  excuse. J’ai eu une semaine étrange, car le manuscrit (c’est déjà étrange de l’appeler comme ça) est en relecture depuis samedi dernier. J’attends des retours de la part de mes bêta lecteurs ce week-end, et je compte attaquer le troisième jet lundi à l’aube. Ces cinq derniers jours ont été remplis de tentatives d’avancer sur mille et un trucs pas toujours en rapport avec l’écriture, comme bouger mon cul et aller régulariser ma situation officielle de demandeur d’emploi ou résoudre les problèmes que j’ai avec ce satané WordPress. J’ai quand même réussi à avancer sur un projet de co-écriture avec un certain monsieur C., (à qui je vais finir par demander s’il m’autorise à bloguer à propos de notre collaboration) et noté quelques idées pour un webcomic.

Mais faisons un petit retour en arrière à propos des aventures de Molesto le gobelin et donner une raison d’être (lu) à ce post. J’ai commis une grosse erreur à la phase de relecture : j’ai imprimé. En partie pour avoir le plaisir physique de tenir mon bébé dans mes mains, en partie parce que je pensais que c’était ce que les pros font. Pendant que j’étais en France, j’ai donc passé une semaine à griffonner des modifications au stylo tout en prenant des notes quand je voyais des changements plus importants à faire. De retour à Dublin, j’avais quelques 150 pages pleines de ratures, de morceaux de phrases et de flèches dans tous les sens, ainsi qu’une longue liste de modifications supplémentaires. Comme vous l’avez compris à la lecture du dernier post, c’est pas bon pour la motivation.

Après presque deux semaines de galère, la liste de bidouilles s’est révélée facile à vaincre. J’avais à peine osé la regarder, de peur de réaliser la somme de travail supplémentaire qui restait à abattre. En fait, la plupart de ces changements étaient soit caduques, soit déjà opérés. En quelques heures, j’avais tout résolu : principalement des noms à harmoniser et des éléments apparaissant dans la deuxième moitié à faire apparaître au début.

Comment j’aurais du procéder alors ? Simplement, comme je le faisais autrefois sur les bouquins de JdR, faire mes modifications directement  dans le document. C’est ce que je ferai la prochaine fois et – je suis prêt à en prendre le pari – ça me fera gagner une bonne semaine. Et vous ? Comment faites-vous quand vous avez de longs textes à corriger ? Si vous avez des astuces à partager ou des idées à proposer, jetez-vous sur les commentaires.


10 réactions sur Corrections : l’erreur à ne pas commettre

  • Alias dit :

    Bonne chance pour les corrections! Perso, je reste un aficionado des corrections sur papier, même si en général ça en effet donne lieu à un rature-fest, avec plus d’encre rouge que de toner noir (et, dans les mauvais jours, de papier blanc).

    Si jamais tu as besoin d’un coup de main avec WordPress, fais-moi signe! À force de faire des abominations avec, tant au bureau que chez moi, je commence à toucher un peu.

  • Doc dit :

    Dans http://www.yourscreenplaysucks.com/ (le livre est aussi dispo en francais chez dixit depuis peu) il y a qques conseils sur la reecriture. Il dit notamment de ne pas faire ce que tu as fait mais que chaque passe se concentrer sur un aspect particulier (si je devais transposer au roman je dirais par exemple : un seul personnage, les dialogues uniquement, les descriptions uniquement, les voyages uniquement, etc…).

    J’ai aussi lu, mais je ne sais plus ou, ah si ca doit etre Christopher Priest, qu’il n’editait pas, mais une fois la relecture faite, il retapait entierement pour ne pas hesiter a s’eloigner de la version precedente je crois.

    Apres plus ca va plus je suis convaincu qu’en litterature plus qu’ailleurs les techniques importent tellement peu que tu trouveras tout et son exact contraire.

  • Denix dit :

    Perso, je travaille directement sur le document mais sur une nouvelle copie à chaque que je l’ouvre, avec un numéro de version. Ça m’a déjà permis de revenir en arrière sur une correction/réécriture qui était pire que le premier jet…
    Après, en effet, il vaut mieux se concentrer sur un aspect à la fois. Moi, c’est toujours les temps qui me mettent dedans. Ça commence au passé simple, ça passe à l’imparfait et ça fini au présent. Toujours…

  • Eric dit :

    Merci messieurs pour ces retours constructifs!

    Alias: toi au moins tu as le bon sens de te servir d’un stylo rouge. Moi j’ai tout fait en noir. Faut croire que je cherchais la difficulté. Je vais te prendre au mot pour WordPress si j’arrive pas à m’en dépatouiller tout seul. A vrai dire, j’avais déjà pensé à te demander de l’aide… ;)

    Doc: J’avais pensé faire quelque chose du genre au départ, mais j’ai eu tout de suite envie de tout corriger. Je pense que le prochain tour de corrections sera fait aspect par aspect. Faut que je jette un oeil à ce bouquin, tu n’es pas le premier à m’en parler.

    Denix: Pas bête l’idée des copies à chaque édition. J’ai gardé les étapes précédentes, mais j’ai pas voulu tout versionner. Ca vaut le coup d’y réfléchir. Les temps, c’est une question d’habitude je pense.

  • FX dit :

    Scrivener te permet de faire des snapshots de texte, ainsi plus de hantise de perdre une ancienne version importante, et pas non plus de répertoire avec des dizaines de documents word différents. De plus, comme le manuscript est géré comme un ensemble de chapitres et de scènes, c’est assez facile de dupliquer une scène pour l’archiver directement dans le chapitre, et ensuite garder la meilleure des deux.

    Pour répondre à ta question, trouver le logiciel qui va te permettre de faire les corrections comme tu l’entends est une quête périlleuse, mais heureusement il y a beaucoup de logiciels d’écriture différents. Au pire tu as la gestion des modifications sous un office, mais c’est presque aussi décourageant que la méthode j’imprime et je corrige sur papier…

    L’impression sur papier a toutefois un avantage super important : mieux voir les fautes et prendre du recul sur son texte. Faut vraiment être un habitué pur et dur du travail sur écran pour pouvoir tout gérer sans papier. Moi pour les parties de réflexion complexes, j’ai toujours tendance à passer par le papier. Souvent je note mes idées sur un cahier, et ensuite je les applique au fichier de travail. Ce n’est pas de l’impression de manuscript, mais ca passe par le papier quand même.

    Enfin un bon correcteur de grammaire aide tout de même à repérer les phrases qui sont à harmoniser. La dernière version d’Antidote me satisfait pleinement pour le moment.

  • Eric dit :

    Je connaissais pas Antidote. Ca m’a l’air très complet, peut-être un peu trop. Tu t’en sers beaucoup ?

    Le système de corrections d’(Open)Office, en effet, je recommande pas. Ca passe encore pour des textes courts, mais j’ai même pas voulu y toucher pour ce projet.

  • FX dit :

    J’avais testé la version prisme en format « récupéré », qui ne m’avait pas convaincu du tout. J’ai assez récemment acheté la version iPod, qui déchire sa race. du coup, je me suis penché sur la dernière version d’Antidote qui a été remaniée et qui est vraiment très bien (sur mac). il s’installe en clic droit sur quasiment toutes les applications, et il s’intercale en calque de tes mails (système bien nommé anti-oups) ce qui permet d’être rigoureux même dans l’envoi d’email. au survol tu as la règle de grammaire que tu as enfreinte, et au double clic la correction. tu as même des stats sur le type d’erreurs de ton texte. en plus, sur mac toujours, les corrections se reportent directement dans le texte original, même s’il s’ouvre en nouvelle fenêtre.
    Mais antidote est loin de n’être qu’un correcteur, pour chaque mot tu peux avoir les expressions, les synonymes et les antonymes, les idées par les mots etc… donc super pratique pour enrichir son vocabulaire et éliminer les répétitions. Pour l’instant, je suis un peu plus sceptique sur l’utilisation des guides.
    Antidote HD intègre aussi un dictionnaire visuel, que je n’ai pas encore testé, où tu as des graphiques comme on faisait en sciences naturelles ;) j’espère qu’il y a les navires aussi bien que dans Pavillon Noir ;)

  • FX dit :

    zut, ca a coupé. Je ferai tout de même quelques réserves sur l’exhaustivité des dictionnaires, la notice marque une base de 120000 mots, mais dès fois je tombe sur des mots où je suis très étonné de ne pas avoir d’entrées dans tous les dictionnaires. ca reste des mots peu usuels (comme alchimie), mais bon, quand par rapport à un logiciel encyclopédique, ca peut être un critère d’élimination. la vision globale du français est très agréable, j’aimerais avoir le même en anglais !

    et sur iPod, le must c’est que chaque mot d’une définition est cliquable à son tour.

  • Eric dit :

    Intéressant, je vais regarder si ça existe pour WinXP et/ou Ubuntu. Merci pour les détails !

  • FX dit :

    XP oui, c’est un logiciel PC/Mac. par contre linux, pas la peine d’espérer, ce sont déjà des paranos du piratage alors… mais je ne regrette pas mes 110 euros…

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