Entilffé
Publié le 22 août 2011
Tilff, c’est un parc ombragé, des douves fleuries et un château centenaire. A l’occasion de cette convention de science-fiction, on y feuilletait des livres aux pages jaunies s’alignant dans les grandes salles, on y visitait des expos dans les souterrains. On y croisait des sourires en dégustant des bières spéciales.
Comme je m’y attendais, le chaland était rare, voire absent. La convention de science-fiction, c’est une réunion de potes, pas une machine à brasser le pognon. Et alors ? Au moins on a le temps de papoter. J’ai pu discuter et trinquer plus ou moins brièvement avec des gens comme Ayerdahl, Jeanne-A Debats, Laurent Whale, Pierre Gévart et Olivier le Bussy. Je ne dirai pas que la SF francophone n’a pas besoin d’une manifestation grand public (d’ailleurs disons-le : la SF francophone a besoin d’une manifestation grand public) mais je comprends aussi la nécessité de moments dans ce genre.
Je n’ai qu’un regret, n’avoir pu passer qu’une courte après-midi à Tilff. C’est conquis pour jamais par le charme du château de Brunsode et de ses habitants d’un weekend que j’ai mis le cap vers la France et mes obligations familiales. Je tiens à saluer l’incroyable gentillesse des gens de la SF belge. Comme toujours dans ce pays, l’accueil est exemplaire, mais l’intimité de cet événement a rendu le départ particulièrement déchirant.
Au passage, merci à Olivier Joiris qui, en plus de m’héberger, m’a servi de guide, de porteur et de photographe (mais je vous rassure, il n’a rien à voir avec le cliché pourri qui illustre cet article). Merci aussi à Pierre Gévart d’avoir fait un détour pour nous déposer au retour, nous évitant de nous colleter à nouveau avec les transports en commun pour traverser le pays.
J’ai oublié de le préciser dans l’article précédent : les autres lauréats du prix le Bussy sont : en deuxième place, Gulzar Joby, pour « L’ignorance qui m’est si nécessaire » (qu’on retrouvera dans le prochain Géante Rouge) et en troisième place ex aequo : Bernard Léonetti (L’invention de la roue) ; Céline Weber (Nul n’est prophète) ; Georges Lawrence (Etat des lieux) et François Manson (La passion de la justice).
Notez également que les vainqueurs du prix Rosny Aîné ont été annoncés à la convention. Le prix roman va à Laurent Whale pour Les pilleurs d’âmes (Ad Astra) et la nouvelle lauréate est celle de Timothée Rey : « Suivre à travers le bleu cet éclair puis cette ombre » (in Des nouvelles du Tibbar, Les Moutons électriques). Vous pouvez la télécharger sur le site de l’éditeur. Le prix Cyrano va à Ayerdhal pour l’ensemble de son oeuvre.
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