Cette semaine dans mon clavier
Publié le 25 juillet 2010 | 1 réaction
Ceci est mon post de vendredi, réécrit suite à un plantage d’application Android. (Note perso : arrêter de considérer mon téléphone comme un outil aussi fiable qu’un ordinateur. C’est un téléphone.)
Petit point sur la progression de la semaine, donc. J’ai plus ou moins deux chapitres sur le roman Star Drakkar. C’est du brut, plus une expérience qu’autre chose, mais ça prend forme. La narration à la première personne vient naturellement, mais je ne suis pas sûr de garder l’aspect « je raconte ma saga quarante ans plus tard ». Mon personnage est un jeune homme qui cherche sa voie, et j’ai peur de perdre l’intérêt initiatique du récit. Peut-être que ce n’est pas un mal – ai-je besoin de rester dans les paramètres du roman jeunesse pour cette histoire ?
Ce qui est sûr, c’est que la première personne, ça simplifie la vie du scénariste : pas de scènes de coupe, pas de personnages en parallèle. C’est rafraîchissant. Il faudra juste que je pense bien à laisser des indices pour le lecteur, qu’il ne soit pas trop pris par surprise par les retournements de situation.
En plus de ça, je travaille sur le tome 3 des Seigneurs de Cornwall avec Sylvain Cordurié. Le synopsis est bouclé, et je suis sur la version dialoguée qui précède le découpage. Ca pourrait avancer plus vite, mais j’ai manqué de sommeil et d’énergie cette semaine (la faute aux vikings de l’espace). Désolé, Sylvain.
Voilà pour les nouvelles de mon petit monde des mots. Et vous, comment avancent vos projets ? Racontez-nous ça dans les commentaires.
A vos claviers: défi d’écriture en 5 minutes
Publié le 20 juillet 2010 | 15 réactions
Ca vous dit de vous dégourdir les doigts, de laisser parler votre inspiration, comme ça, sans complexe ? Je vous propose un petit exercice, honteusement piqué sur au blog de Feckless Goblin. Les règles sont sont simples :
- Regardez la photo ci-dessus (je sais, je suis monomaniaque en ce moment).
- Inspirez un grand coup.
- Écrivez directement dans les commentaires ci-dessous.
- Vous avez cinq minutes.
Ne réfléchissez pas, ne revenez pas en arrière, ne réécrivez rien. Comme je suis magnanime, je vous accorde une relecture à l’issue des cinq minutes pour corriger vos fautes de frappe, mais n’effacez pas ce que vous avez écrit.
Il ne s’agit n’est pas de pondre le texte parfait. On se fout de votre niveau – personne n’ira vous critiquer. C’est juste un exercice, une bouffée d’air frais dans votre journée. Le moyen de vous dérouiller les muscles de l’écriture, et qui sait, peut-être l’embryon d’une histoire future.
Allez, on clique et on fait chauffer le clavier. Vous avez bien cinq minutes ?
Le retour des bourrins de l’espace
Publié le 16 juillet 2010 | 3 réactions
En 2005, j’ai écrit un petit jeu, sans prétention (ni finesse, d’ailleurs) intitulé Star Drakkar. Ca parlait de vikings en vaisseaux spatiaux et de pillages d’astéroïdes relais. Je ne vous barberai pas plus, le PDF étant disponible gratuitement sur l’ancien site des Ludistes. Jetez-y un oeil, même si vous n’êtes pas rôliste, c’est bourré jusqu’aux écoutilles des magnifiques oeuvres de Didier Balicevic. Figurez-vous que depuis quinze jours, je travaille sur une version roman. Lire la suite
Hatter M, the Looking Glass Wars
Publié le 13 juillet 2010 | pas de réaction
Frank Beddor, l’auteur de la série de romans qui réécrit le mythe d’Alice, fait aussi des comics. Et je l’ai découvert dans une librairie, figurez-vous. J’avais bien vu les couvertures des tomes consacrés à Hatter Madigan, la version maison, sauce martiale, du chapelier fou, mais j’étais persuadé qu’il s’agissait de romans sans images. Ce jour-là, c’est en gloussant comme un maniaque que je me suis dirigé vers la caisse, d’autant que la partie graphique est signée Ben Templesmith (30 Days of Night, Fell). Un gage de qualité, à n’en pas douter.
Erreur. J’ai trouvé la lecture de Hatter M. des plus décevantes. L’histoire retrace la recherche de la jeune Alyss Heart par son garde du corps. Résumée dans le roman, cette quête de treize ans emmène Hatter à travers la Terre du XIXème siècle. Ce premier tome raconte l’arrivée de Hatter à Paris (avec des dialogues dans un français plus qu’approximatif qui m’a franchemnt énervé – à l’ère de communautés globales, c’est si dur que ça de trouver un natif pour vous relire ?), re-raconte une scène du bouquin (sur 18 pages, rien que ça) et embraye sur la première fausse piste : un enfant de Budapest dont l’imagination semble attises bien des convoitises. Eh oui, une fausse piste, qui l’eût cru ? Si on a lu le roman, on sait bien qu’Alyss ne reviendra pas en Wonderland de si tôt.
Les illustrations ne m’ont rien fait, même si d’habitude je suis assez client des travaux de Mr Templesmith. Trop de scènes d’action sans souffle, des membres et des têtes tranchées à longueur de planche. Meh. Attention, ça reste beau à regarder, le graphisme et les couleurs sont très bons, mais pour je ne sais quelle raison, la sauce ne prend pas. J’en suis le premier désolé, croyez-moi.
Point WIN de ce livre, à mon sens : la suggestion que la magie de l’imagination, souveraine en Wonderland, existe aussi chez nous et que cabales et créatures savent s’en servir. Une très bonne idée qui peut déboucher sur de nombreuses péripéties, voire un univers entier (vous m’entendez, les rôlistes fans de Victorien ?)
En guise de conclusion, je poserai une question : mais qui est Liz Cavalier ? Citée comme co-scénariste, mon google-fu n’a pas su la débusquer ailleurs. Sa bio sur la jaquette est des plus mystérieuses : une voyageuse astrale, une graffiteuse des trottoirs de l’éternité, elle errerait en France à la recherche des textes cathares perdus. Si vous avez des informations sur cette personne, n’hésitez pas à les transmettre au Bureau des Enquêtes Interdimensionnelles.
Twitter, réseautage et procrastination
Publié le 29 juin 2010 | pas de réaction
Si comme moi vous vous servez de Twitter pour échanger avec des étranger et découvrir du contenu intéressant, vous êtes familier des hashtags. Pour les autres, il s’agit de mots-clés, précédés du symbole # (hash en anglais, donc) qui permettent de filtrer une conversation dans le titanesque brouhaha qu’est Twitter. L’exemple que je vous donnerai est celui qui motive l’écriture de ce post : #amwriting. Il est destiné aux écrivains, blogueurs, journalistes et autres poètes du dimanche. L’idée est simple : mettre les gens en contact pendant leurs temps d’écriture. Une bonne idée à la base, non ? Lire la suite
TiddlySticky, un outil pour vous ?
Publié le 26 juin 2010 | 4 réactions
Regardez ! Encore un outil pour prendre des notes. Je sais, j’en change toutes les semaines.
J’étais super enthousiaste quand j’ai trouvé TiddlySticky. Il y a de quoi, pour être honnête. Développé par un Japonais du nom d’Hiroyuki, il s’agit d’un tableau à post-its que vous pouvez ouvrir dans votre navigateur web, et qui est hébergé en local. Il y a plusieurs couleurs et modèles de notes, et le fond est une simple image. D’un coup de Paint, on peut donc créer un fond sur mesures avec des zones, des colonnes, etc. pour organiser ses notes. Lire la suite
7 trucs contre les blocages
Publié le 19 juin 2010 | 4 réactions
Attention: si vous n’avez pas envie de lire mes habituels geignements, vous pouvez sauter directement à la liste.
Le contexte
J’en ai bien bavé cette semaine question motivation. Les projets sur lesquels je suis ont tous pris du retard, et j’hésite à en lancer d’autres de peur d’être noyé par la suite. Je vous passe les angoisses métaphysiques, les projections financières et autres délire paranoïaques. Toujours est-il que ma productivité en a pris un énorme coup. Lire la suite
Enemy of Chaos
Publié le 18 juin 2010 | pas de réaction
Je suis tombé complètement par hasard sur ce livre en flânant dans le rayon JdR d’une grande librairie. On doit ce livre à Leila Johnston, journaliste et blogueuse anglaise également auteur de How to Worry Friends and Inconvenience People. Le sous-titre, qui se traduit grossièrement par » Une aventure dont vous, geek vieillissant, êtes le héros ! « m’a évidemment tout de suite parlé.
Vous avez 40 ans et vous êtes célibataire malgré vos évidentes qualités (principalement dans le domaine de l’informatique, il faut bien l’avouer). Vous vous rendez à un entretien d’embauche pour un poste qui va se révéler bien plus important que vous ne l’imaginiez : celui d’Ennemi du Chaos. Et devinez quoi, le sort du monde va dépendre de vos choix…
Enemy of Chaos reprend le principe des livres dont vous êtes le héros. Il commence par une feuille de personnage, avec des scores tels que IMC (indice de masse corporelle) et MPM (mots par minute), des compétences comme Editer Wikipedia ou Crise de panique, etc. La méthode de génération des scores est très fantaisiste, ce qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille concernant le gameplay de l’ensemble. Ne vous attendez pas à des énigmes compliquées et à de palpitantes aventures dans un univers dépaysant. Cet ouvrage est composé d’une suite de situations à l’humour très anglais. Parfois trop anglais. J’avoue n’avoir pas saisi toutes les références – imaginez du Douglas Adams mâtiné de Monty Pythons.
Pendant la deuxième moitié du parcours, les pages qui mettent fin à votre aventure sont fréquentes. On finit par prendre l’habitude de vérifier qu’une page ne se terminait pas en impasse avant de lâcher la précédente. Ceci dit, ces fins sont bien tournées et on se prend à vouloir les lire même si on a fait le bon choix.
Cette structure en sketches fait qu’on n’est pas emporté par un souffle héroïque, mais on glousse à chaque page, tant les références à la culture nerd sont nombreuses. Il est juste dommage que l’éditeur ait donné cette ambiance dark fantasy à l’ouvrage : en plus des monstres de la couverture, les pages intérieures sont pleines d’illustrations qui fleurent bon les anciens Fighting Fantasy, mais n’ont aucun rapport avec l’histoire. Petit plus cependant, les dés aléatoires en bas de page, qui sont bien utiles pour les rares jets qui vous sont demandés.
En résumé, Enemy of Chaos est sympathique et drôle, à condition de ne pas s’attendre à un véritable hommage à ces livres qui nous ont captivés pendant notre adolescence.
Une recette pour croquer des personnages
Publié le 11 juin 2010 | 7 réactions
Cette semaine, je me suis consacré au synopsis du tome 2 de l’Archipel des Nuées. Pour l’instant, je n’ai qu’un tas de scènes consignées sur des fiches – certaines sont détaillées, certaines ne sont qu’un mot évocateur, genre « abordage ». Scoop ! Il y aura un abordage dans ce deuxième livre. Un gros, pour compenser le fait qu’il n’y en ait pas eu un seul dans le tome 1. Zut, j’aurais du me taire. Maintenant vous n’allez pas vouloir l’acheter. Mais je digresse.
Grèce. Hum. Lire la suite
Le Déchronologue
Publié le 5 juin 2010 | 2 réactions
Ce n’est que récemment que j’ai découvert que Stéphane Beauverger avait reçu non pas un, mais deux prix aux Utopiales pour son dernier roman, Le Déchronologue, paru chez La Volte. Vous voulez mon avis ? C’est amplement mérité. J’ai travaillé avec Stéphane chez Oriflam, et ça m’a fait plaisir de retrouver certains des thèmes qu’ils avait traités pour Archipels. Les pirates, évidemment (l’île double de Kargir, c’était lui), mais aussi la fin des temps.
On suit donc le capitaine Henri Villon, rebelle huguenot devenu flibustier après le siège de La Rochelle. Sa frégate, le Déchronologue, a la particularité d’être équipée de canons temporels. Parce que les Caraïbes qu’on découvre au fil de la lecture ne sont pas celles de notre histoire. Des failles temporelles ont altéré la course du destin et amené divers étrangers hors de leur époque. Mais vous n’en saurez pas plus. Sachez cependant qu’il ne s’agit pas d’une aventure pulp ou d’un banal retour vers le futur avec pistolets à rayons et jolies femmes des cavernes. C’est une histoire noire que l’auteur nous conte, servie par une connaissance pointue de la vie des corsaires, flibustiers et boucaniers du 17ème siècle.
La force de ce livre et aussi sa seule faiblesse. Les journaux de Villon sont présentés dans le désordre, et on saute d’événement en événement, d’avant en arrière, sur une période d’environ cinq ans. L’intrigue progresse constamment, et on n’est jamais vraiment perdu, mais on n’est pas non plus poussé par l’habituelle envie-de-savoir-la-suite. Ceci dit, je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement étant donné cet audacieux choix narratif. Au pire, cela n’a fait que ralentir un peu mon rythme de lecture, sans rien enlever à mon plaisir.
N’hésitez pas à vous procurer le Déchronologue – c’est un livre plus rare qu’un iPod sur le pont d’un gallion.
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