Epic deadline fail

Publié le 16 janvier 2012 | 7 réactions

The Storm at Sea, Trey Ratcliff sur FlickrJe l’ai un peu mauvaise. Ch3val de Troi3, un romant court que j’ai commencé principalement pour l’envoyer au prix UPC, n’est pas parti par la poste vendredi comme prévu. C’était juste trop court. J’ai réalisé un peu tard que, même en travaillant quinze heures par jour en négligeant mes autres devoirs (ce qui aurait voulu dire un weekend à travailler comme un forcené) je n’y serais pas arrivé. Mercredi soir, il me restait à reprendre la moitié du texte, soit un peu moins de 90,000 signes, tout en ajoutant trois scènes importantes, dont la fin. Comme je ne suis ni Clark Kent, ni Alain le Bussy, je suis allé me coucher la mort dans l’âme.

La bonne nouvelle, c’est que je vais pouvoir peaufiner le texte en attendant de lui trouver une maison. Et si personne ne s’intéresse aux novellas de SF postgeek, je pourrai écrire une suite de la même taille et en faire un roman en deux parties. Les options ne manquent pas.

Une erreur égale une leçon

On peut pas vraiment dire que j’ai appris quelque chose de très nouveau avec cet échec. Disons que j’ai pris dans les dents un violent rappel de choses que je savais déjà :

Quand on travaille avec une deadline stricte, sur un projet d’un peu d’envergure comme celui-ci (minimum 150,000 signes), il faut planifier ses étapes. Aussi ridicule que ça puisse sembler, je crois que la prochaine fois je me fendrai d’un diagramme de Gantt pour me donner une idée.

Un premier jet, ça n’est facile à reprendre que si on écrit du pulp ou une nouvelle courte. Quand la structure est là et que les allers-retours sont réduits à de simples modifications de continuité, l’essentiel du travail consiste à retravailler le style et à couper les lourdeurs. En revanche, sur un texte plus long, on doit veiller à la structure, aux enjeux dramatiques, aux personnages tout en faisant gaffe à ne pas faire trop d’infodump. Du coup, le processus est sacrément plus lent.

Epic fail

Je l’ai mauvaise, donc. J’ai pas encore tout à fait fini de broyer mon noir sur cette histoire. D’autant plus que j’ai d’autres projets, perso et en collaboration, qui étaient censés démarrer cette semaine. Mais coûte que coûte, je ne laisserai pas ce bouquin dériver dans les eaux troubles du semi-terminé où flotte déjà Star Drakkar. Le deuxième jet sera bientôt complété, fini et léché pour pouvoir être bêta lu.

Et vous, vous vous êtes déjà ratés sur un travail d’écriture ? Videz votre sac et montrez-moi que je ne suis pas le seul loser sur la planète des écrivaillons.

Instants de doute

Publié le 15 janvier 2012 | 7 réactions

Vous savez, ce passage dans un roman où le personnage principal fait la somme de ce qu’il a appris pour comprendre sa situation et dresser des plans pour la suite ?

J’ai une théorie : ce moment de doute, c’est celui de l’auteur.

Enfin, c’est le cas pour moi.

Ch3val de Troi3 : 7 jours pour finir

Publié le 7 janvier 2012 | 5 réactions

Super Robot Bunny, par jpvargas (Flickr)

Ça faisait… oula, longtemps, que je n’avais pas travaillé sur un texte un peu long. Et encore moins pendant une période où le travail ne manque pas. En commençant cette novella fin octobre, je pensais que la deadline du 13 janvier pour le concours UPC ne poserait aucun problème. J’avais même prévu de bosser sur d’autres textes pendant NaNoWriMo.

Think again, Batman.

On est à une semaine de la date d’envoi, et je n’ai toujours pas fini. En attendant que je retrouve un peu de temps, voici une liste de chiffres pour le projet Ch3val de Troi3 :

20 pages de notes
5 fichiers .txt
177,522 signes, notes pour modifications incluses
25 fiches bristol griffonées, une par scène défrichée
Écriture : 9 semaines
Repos : 2 semaines
Débroussaillage du premier jet : 3 jours
Temps restant avant l’envoi : 7 jours
Probabilité de bêta lecture : 0%

Méchants ?

Publié le 23 décembre 2011 | 2 réactions

Méchants? de Didier BalicevicVous aussi, vous trainez dans les librairies la veille de Noël en vous demandant quoi offrir au petit neveu ? Ne cherchez plus, j’ai le cadeau parfait pour faire de ce morveux accro aux jeux vidéo un futur arpenteur des univers imaginaires.

Ce livre est le premier que mon vieux compère Didier Balicevic écrit et illustre à la fois. Il propose au lecteur de découvrir les secrets des loups-garous, vampires et autres créatures qui font peur. Et quand je dis « découvrir » c’est bien ce que vous ferez : le livre est plein de tiroirs à tirer, de cercueils à ouvrir, de géants à déplier (ma page préférée étant la roue qui permet de voir les enfants digérés dans l’estomac de l’ogre).

Le texte est mignon, facile à lire, et entièrement rimé (il y en a qui n’ont pas peur de la difficulté pour leur premier essai) et le seul regret que je puisse avoir est que la fin est trop vite arrivée.

Je pourrais continuer à faire de la retape, mais ça ne rendrait pas justice à Méchants ?. C’est un livre qui se prend en main. Trouvez donc une minute pour l’ouvrir demain pendant vos courses frénétiques à la FNAC. Vous ne le regretterez pas.

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